ADR: arrogant domm a reaktionnär

La Jeunesse Démocrate et Libérale est révoltée par le nouveau slogan primitivement nationaliste du ADR, « mir wëllen erhaalen, wat mer hun » – une insulte à la fois aux citoyens étrangers et à l’intelligence de tout Luxembourgeois un tant soit peu cultivé.

Les jeunes libéraux constatent également la remarquable (quoique peu étonnante au vu de ses membres) méconnaissance du ADR de l’histoire luxembourgeoise. En effet, si le Luxembourg est encore – gare à la crise économique – un pays jouissant d’une qualité de vie élevée, c’est justement grâce au concours de nombreux étrangers qui se sont pleinement investis et ont ainsi largement contribué à la richesse économique dont nous profitons aujourd’hui. Il va sans dire que les vagues d’immigration successives ont été une réelle bénédiction pour un Etat dont l’économie était à tel point ravagée que nombre de ses nationaux ont dû émigrer.

Par ailleurs, le contexte multiculturel présente des avantages non encore tous exploités, mais à partir duquel pourrait se développer un vrai « melting pot » culturel permettant l’épanouissement de tous les citoyens, luxembourgeois autant qu’étrangers.

Dans ce contexte, il est totalement injustifiable de vouloir enfermer les citoyens étrangers dans une situation de semi-participation intenable et ne pouvant que se traduire, à long terme, par des frictions sociales considérables et le repli des différentes communautés sur elles-mêmes.

Les jeunes libéraux réaffirment leur enthousiasme pour une société véritablement pluraliste et multiculturelle qui permette la participation de tous les citoyens à tous les niveaux, y compris politique, ce qui implique l’ouverture du droit de vote aux élections législatives ainsi que, bien évidemment, la double nationalité et l’accès à la fonction publique – soumis à des conditions satisfaisables, et non pas à des écueils insurmontables. Un pays d’accueil ne saurait verrouiller ses portes.

Il ne reste qu’à faire confiance au bon sens des électeurs qui observent cette campagne et de faire appel aux autres partis, surtout aux chrétiens-sociaux qui malheureusement en ont la tendance, à ne pas se laisser tenter par de tels calculs abjectement xénophobes.

Le bureau exécutif de la JDL.

Non au diktat monarchique!

Les jeunes libéraux sont choqués par la manière dont le Grand-Duc tente ainsi d’imposer son opinion personnelle contre le consensus démocratique qui s’est forgé et la volonté générale que représente la Chambre des Députés, qui, contrairement à SAR le Grand-Duc, a été démocratiquement élue et détient donc une légitimité nettement plus grande que le chef d’Etat, dont le pouvoir est le fruit d’une tradition historique, qui, soit dit en passant, est loin d’être approuvée par tous les citoyens.

La JDL considère que l’article 34 de la Constitution n’est pas à interpréter comme une option qu’aurait SAR (il n’a d’ailleurs jamais été considéré comme telle), mais bien plutôt d’une obligation. Si SAR n’envisage donc pas d’agir conformément à ses devoirs constitutionnels, les jeunes libéraux sont d’avis qu’il devrait se mettre hors fonction, du moins pour la durée de cette affaire.

Evidemment, l’attitude du Grand-Duc devrait mener à une réflexion générale sur la pertinence d’une persistance du régime monarchique, qui est visiblement en conflit avec les institutions démocratiques.

Les jeunes libéraux tiennent à rappeler au Grand-Duc, avec tout le respect qu’on lui doit, qu’on ne l’a pas interrogé sur son avis à propos de la question de l’euthanasie. Si pourtant SAR insiste à le mettre en débat, les jeunes libéraux ne peuvent s’empêcher de considérer que cet avis semble faire preuve de réminiscences d’une attitude réactionnaire et impérialiste, dictant sa volonté personnelle au lieu de faire confiance à l’individu et de respecter son choix.

Il est évident que par son refus irresponsable et inacceptable, le Grand-Duc tente d’influencer négativement le second vote parlementaire. Les jeunes libéraux lancent un appel aux Députés de persévérer dans leur voie et de se montrer conséquents, ce qui devrait mener à l’acceptation de la loi Err-Huss. Il en va de la crédibilité, de l’indépendance et de l’intégrité de nos institutions démocratiques.

Le bureau exécutif.