SWIFT: Une journée sombre pour l’Union des droit

C’est avec regret que les jeunes libéraux ont appris la décision des chefs d’Etats européens d’accepter l’accord SWIFT. Par cet accord, valable pour une durée de neuf mois à partir du 1er février 2010 et renégociable par la suite, les dirigeants de l’UE acceptent un accès quasiment illimité aux données bancaires des citoyens.

Pire, le contrôle ne se limitera pas à la seule communication des numéros de comptes et des transactions, mais inclura vraisemblablement de plus amples informations sur les titulaires des comptes. Qui plus est, l’accord n’est nullement réciproque mais se limite à un accès unilatéral des Etats-Unis aux transactions internationales. Enfin, aucun recours juridictionnel ne semble prévu pour s’opposer à d’éventuels ingérences illégitimes.

Les jeunes libéraux tiennent à souligner que cet accord est une violation flagrante de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, plus particulièrement de son article 8 garantissant la protection des données à caractère privé.[1]

Une fois de plus, le gouvernement luxembourgeois a donc fait preuve de son entière indifférence quant à la protection de la vie privée de ses citoyens. Essayant en vain de s’abriter derrière les institutions européennes, il a dès le début jugé qu’il n’était pas « opportun » de s’opposer à l’accord. Le fait que le gouvernement n’ait même pas songé à s’abstenir en dit long sur ses priorités en la matière. Dans ce contexte, les jeunes libéraux exigent du gouvernement qu’il s’explique sur les raisons de ce lâche consentement, alors même que d’autres Etats, dont notamment l’Allemagne, ont opté pour l’abstention.

Il ne reste qu’à espérer qu’à l’échéance de l’accord, le Parlement européen, qu’on ne saurait à l’avenir tenir à l’écart, pourra imposer le respect des droits fondamentaux.

Le bureau exécutif.


[1] « 1. Toute personne a droit à la protection des données à caractère personnel la concernant.2. Ces données doivent être traitées loyalement, à des fins déterminées et sur la base du consentement de la personne concernée ou en vertu d’un autre fondement légitime prévu par la loi. Toute personne a le droit d’accéder aux données collectées la concernant et d’en obtenir la rectification.

3. Le respect de ces règles est soumis au contrôle d’une autorité indépendante. »

Homosexualité et adoption: à quand la fin des préjugés?

Le débat suscité chez nos voisins français à la suite d’une décision de justice accordant à une femme vivant en couple homosexuel le droit d’adopter a ravivé les discussions au Grand-Duché, les socialistes s’étant exprimés au sujet des réformes.

En effet, si le gouvernement luxembourgeois a bien promis dans son programme de coalition de réformer le droit de l’adoption, les modifications prévues se limitent, comme en France, au droit d’adoption pour les célibataires – et encore uniquement en réaction à une condamnation par la Cour européenne des droits de l’homme. Ainsi, les homosexuels sont toujours exclus en raison de la configuration de leur couple.

Il faut regretter que l’esprit chrétien-social n’ait toujours pas évolué: sous pression, davantage de droits sont promis, mais au fond, l’homosexualité est jugée, de haut, comme une anormalité qu’on préfère éviter, ce qui est inacceptable pour les jeunes libéraux.

Par ailleurs, il n’est en rien prouvé que les enfants élevés par des couples homosexuels en seront troublés. Au contraire, si trouble il y aurait, on peut craindre qu’il résultera davantage de la stigmatisation par des gens manquant d’ouverture d’esprit et débordant de conservatisme.

Or, comme on vient de le dire, les projets actuels, s’ils sont réalisés, laisseront l’un des « parents » extérieur à la filiation qui ne sera établie qu’à l’égard de l’autre, du moins du point de vue du droit. Cela est non seulement parfaitement hypocrite, étant donné que les deux personnes élèvent l’enfant, mais aussi  susceptible d’engendrer de sérieux problèmes, surtout en cas d’absence du parent légal.

Les jeunes libéraux demandent donc au gouvernement d’accorder enfin aux couples homosexuels la chance de former, s’ils le veulent, des familles soudées et encadrées par une législation adaptée à l’évolution de la société.

Le bureau exécutif.

Die Probleme der Hochschulbildung Sind nicht national

Die Probleme der Hochschulbildung sind nicht national!Studiengebühren, Finanzknappheit, überfüllte Universitätsveranstaltungen, fehlende demokratische Mitbestimmung, zunehmende Abhängigkeit der Wissenschaft von wirtschaftlichen Interessen. All diese Probleme treten nicht nur in Österreich oder Luxemburg auf, sie sind international. Deswegen solidarisieren sich die „UNEL“ „Déi Jonk Gréng“ und die „Jeunesse démocrate et libérale“ mit den nun schon über eine Woche andauernden Protesten und Besetzungen der österreichischen Studierendenschaft. 

Der Ansatz und das Ziel von Bologna einen europäischen Hochschulraum zu schaffen und die Mobilität zu erhöhen, sind  zu begrüßen. Doch leider wurde die Umstellung auf Bachelor und Master in vielen Staaten missbraucht um nebenher die Hochschulgelder zu kürzen, Studiengebühren einzuführen oder die demokratische Mitbestimmung unter dem Argument einer höheren Effektivität zu beschneiden. In diesem Kontext ist vor allem die Lissabon-Strategie zu nennen. Denn obwohl diese Strategie, genau so wie der Bologna-Prozess, nicht rechtlich bindend ist, so hat die Vorgabe der Europäischen Union bis 2010 zum Global-Player der Globalisierung zu werden, dazu geführt das Bildung immer mehr zum reinen Instrument für dieses Ziel wurde. Die Belange der Studierenden und Lehrenden blieben nur all zu oft auf der Strecke.

In Österreich brach vor über einer Woche ein bis jetzt andauernder Widerstand aus. Mit der basisdemokratischen und pluralistischen Bewegung haben die österreichischen Studierenden in Kürze einen Protest geschaffen der über das übliche „Dagegen“ und Demos hinaus geht. Die Solidarität ist international und reicht von Kalifornien, nach Argentinien und über ganz Europa hinaus. Auf finanzieller Ebene konnte sogar schon ein erstes Zugeständnis vom Bildungsministerium erlangt werden: zusätzliche 38 Millionen Euro für das Hochschulwesen.

Doch Verbesserungen müssen in ganz Europa erstritten werden. Die europäischen Studierenden und ihre europäische Vertretung, die ESU (European Students Union) müssen von den Verantwortlichen auf nationaler und europäischer Ebene gehört werden. Studiengebühren sollten, so wie es im UNO-Sozialpakt festgehalten wurde, abgebaut werden und nicht eingeführt werden. Die soziale Selektion sollte schon frühzeitig verhindert werden, damit der Zugang zu Universitäten allen offen steht. Den Universitäten sollten ausreichend öffentliche Mittel zur Verfügung stehen damit eine ordentliche Lehre und eine unabhängige Forschung garantiert wird.

Die hier unterzeichnenden Organisationen solidarisieren sich mit der Studierendenbewegung in Österreich und unterstützen das Ziel einer offenen, demokratischen und sozialen Bildung.